Cie la Bande Passante (Nancy)

Théâtre de papier, vidéo, arts plastiques et théâtre d’objets

  • Benoit Faivre : Ecriture, Conception Images, Conception Dispositifs, Conception Sonore, Manipulation
  • Tommy Laszlo : Ecriture, Conception Images, Conception Dispositifs, Manipulation
  • Harry Holtzman : Ecriture, Mise en Scène

Création novembre 2016

La compagnie La bande passante : un laboratoire de formes croisées

Créée en 2007 autour de Benoît Faivre et de l’installation Compléments d’Objets, La Bande Passante est une compagnie de théâtre dont les spectacles explorent les liens entre création plastique et spectacle vivant.
Elle se veut un laboratoire de formes croisées. Empruntant aussi bien à l’art qu’à la bidouille, à la science qu’à la pataphysique, à l’actualité qu’au canular, la compagnie dissèque et recompose son présent dans des objets théâtraux non identifiés.

Le projet

Un spectacle à partir de livres
Ce spectacle trouvera sa matière de forme et de fond dans les livres, qu’ils s’agissent de romans, de livres jeunesse, d’encyclopédies, de revues, de cahiers, de bandes dessinées… Grâce aux découpages et aux collages, nous invoquerons des concepts, des décors, des situations, des personnages et des histoires. Nous les ferons se rencontrer, voir s’entrechoquer, dans des univers singuliers.

Un spectacle au sujet des livres
Alors que les révélations d’Edward Snowden font apparaître l’aspect visionnaire du Roman de Georges Orwell 1984, la destruction des livres papiers à laquelle nous avons assisté Tommy et moi nous a fait immanquablement penser à un autre roman écrit 2 ans plus tard par Ray Bradbury : Fahrenheit 451. Deux livres qui traitent la question de la censure et du contrôle des esprits, deux romans dans lesquels les livres ont disparu, deux héros dont les seules pensées sont hors la loi et doivent rester secrètes.
Imaginons que les livres soient interdits, dans un monde qui a aboli les références au passé, et que deux collectionneurs réinventent une certaine vision du monde à partir de livres témoins. Qu’est ce que leur recréation d’univers nous laisserait entrevoir de leur personnalité, de leur présent, et du nôtre ?

Réinventer le monde à partir de collages et de découpages
Si le spectacle sera sans paroles, il ne sera pas dénué de narration. De toute évidence, les découpages et les collages nous permettront d’inventer de nouveaux livres, de nouvelles images, de nouvelles histoires. Ainsi, en croisant les matières, il sera possible à nos personnages de devenir les héros de contes plus ou moins mélangés, voir d’une encyclopédie universalis. Nous pourrons aussi faire s’entrechoquer les grandes images du siècle, revisiter par exemple l’histoire de l’art par des collages de tableaux ou de photographies. Le texte aussi sera une matière à exploiter en tant que telle, il s’agira de créer du sens par l’utilisation de mots, de phrases d’origines différentes : littérature, articles de presse, catalogues de vente par correspondance. De même la construction d’histoires et d’univers à quatre mains pourra faire naitre de vraies situations de jeu. Nos deux personnages pourrons ainsi s’adonner à des joutes d’écriture ou des cadavres exquis.

Du papier augmenté par l’image et le son
Comme nous l’avons exploré dans Cockpit Cuisine (spectacle présenté à Dives-sur-Mer à l’occasion du festival RéciDives en juillet 2014), il sera bien sûr question d’animer les images (utilisation de pop-ups, de calques, de flip books). Mais l’enjeu sera aussi de trouver d’autres profondeurs à proposer au spectateur.
Ainsi, l’utilisation de vidéo permettra d’exploiter les livres en renouvelant le regard que nous leur portons. Grâce à des caméras, il sera possible d’offrir une vision macroscopique, des effets de profondeur de champ, d’animation. Mais il sera aussi possible de projeter directement sur les livres eux mêmes, et ainsi d’animer des textes, des gravures, ou de simples pages blanches.
Le son sera aussi convoqué, pas le biais de bandes sons (collages de musiques, d’archives…) mais aussi en produisant les ambiances sonores en direct. Ainsi, le papier sera aussi envisagé dans sa dimension sonore : partitions, papiers perforés pour musique mécanique, bruitages réalisés à partir de papier.
Enfin, des installations en taille réelle seront proposées à partir des livres. En empilant, en assemblant les livres, nous chercherons à créer des ombres, des formes, des scénographies. Il sera par exemple possible de créer un parterre de fleurs à partir de gravures issues d’encylopédies.

1ère étape de création : l’Exposition « Jardin de papier »

Une petite forme à partir de 8 ans
Ce spectacle de papier sera envisagé comme une petite forme, c’est à dire un spectacle de 35 minutes capable d’investir des lieux de taille réduite. Ainsi, il trouvera particulièrement bien sa place dans des festivals, lors de temps forts ou dans des parcours.
Une limitation de la jauge à 50 personnes permettra d’adapter le nombre de spectateurs à la taille de la scène et de notre matériau.
Il s’agira d’un spectacle tout public, proposé aux parents et à leurs enfants à partir de 8 ans (lecture acquise).

Rencontre avec le public jeudi 22 octobre à 18h30

Le CRéAM vous invite à rencontrer l’équipe artistique pour parler de ce projet de création et partager un apéritif.

Accessible à tous en entrée libre dans la limite des places disponibles

A l’école Colleville, impasse de l’Hôtel de Ville (derrière la mairie) à Dives-sur-Mer

Soutiens et coproducteurs

Le Théâtre Gérard Philipe, Scène Conventionnée de Frouard, le CRéAM de Dives-sur-Mer, Moselle Arts Vivants, la Ville de Metz (services patrimoine, Archives, médiathèques), Metz Métropole (Musée de la Cour d’Or)…
En cours : Le CCAM (Scène Nationale de Vandoeuvre), le centre culturel Pablo Picasso (Scène Conventionnée d’Homécourt), le Théâtre Ici et Là (Scène Conventionnée Pays de Briey)

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