« Road movie » Compagnie Bakélite (Rennes)

Théâtre d’objet poussiéreux

Création en novembre 2016 au Strapontin à Pont-Scorff (56)

Le spectacle sera présenté sur le festival RéciDives 2017 à Dives-sur-Mer

La Compagnie Bakélite

Implantée à Rennes depuis sa naissance en 2005, la Bakélite figure parmi les deux compagnies de théâtre d’objet en résidence longue à Lillico. La compagnie, dirigée par Olivier Rannou, metteur en scène et comédien, compte maintenant 4 spectacles à son répertoire, L’Affaire Poucet, Braquage, La Galère et La Caravane de l’Horreur.

À la Bakélite, il y a bien longtemps que nous avons abandonné l’idée de faire simple…C’est de la bidouille que nait les spectacles de la compagnie. Nous voyons nos créations comme un éloge à l’inventivité et à l’ingéniosité, accessible à tous, où les ficelles sont visibles, et où le public devient complice avec ce qui se passe sur le plateau.

Une bidouille à partir d’objet usuels, de la vie de tous les jours, des objets « made in Taiwan » ou « produit en Bretagne », sans charmes particulier à priori, mais qui par leur détournement vont acquérir un pouvoir évocateur.

Avec des objets ordinaires il s’agit de créer des événements extraordinaires. Grâce à l’objet, il n’y a plus de limite, tout devient possible sur le plateau. Rien n’empêche de jouer sur le rapport d’échelle, la succession de plans, la démesure. A nous les superproductions à base d’effet très spéciaux, à nous l’action, l’aventure, les épopées… Une forêt lugubre sur un coin table, trois bouteilles de produits ménagers et nous voilà à New York…

La compagnie est fortement inspirée par l’univers cinématographique qu’elle s’efforce de revisiter à sa manière pour créer une oeuvre originale aux frontières du théâtre d’objet et du cinéma. Les correspondances entre les deux arts sont nombreuses, tant dans la manière de jouer avec le changement de cadre, de dimensions et de point de vue, la capacité de passer d’un lieu à un autre instantanément, l’utilisation d’effet spéciaux, la notion de champ/hors-Champs, que dans l’écriture d’une dramaturgie par plans comme le fait le montage.

Road movie – Note d’intention

Pour ce 5ème spectacle, la compagnie reprend son travail de manipulation d’objets en poursuivant sa réflexion autour des genres cinématographiques. Après le policier noir et inquiétant, les gangsters intrépides, le thriller angoissant, la compagnie s’attaque au road movie.

Mais comme pour les spectacles précédents (L’affaire Poucet ; Braquage ; La galère ; La caravane de l’horreur), la Cie Bakélite cherche à confronter son regard à la culture cinématographique. Il ne s’agit pas d’adapter un genre du cinéma vers le théâtre mais plutôt d’assimiler ses référents et ses symboles pour composer une narration originale.

Ils retiennent plusieurs aspects du road movie en puisant leurs sources dans la filmographie et la littérature américaine et européenne des années 30 à nos jours : un voyage initiatique à travers des espaces immenses et vierges, une grande aventure, faite d’inconnu, de dangers, de rencontres. Une aventure en forme de fuite, d’errance, de survie où l’issue semble bien incertaine… Mais c’est avant tout une soif de liberté qui poussera le héros à cheminer, préférant le déplacement plutôt que l’immobilisme et la fixité.

Un road movie aux rythmes de la route, entre course effrénée et errance contemplative.

Comme dans le spectacle L’Affaire poucet, la Cie s’amusera à frotter le genre du road movie à l’univers riche des contes traditionnels. Dans les deux cas, il peut s’agir d’une aventure initiatique, où le héros se retrouve souvent malgré lui jeté sur la route, abandonné ou fuyant un danger imminent … ce n’est plus dans une forêt froide et lugubre que l’aventure se situera mais dans de grands espaces désertiques, quasi indissociables du genre cinématographique. Le motel ou la station-service délabrée remplacera la maison ensorcelée des contes. Mais qui saura prendre la place du loup, de l’ogre, du bûcheron ? Un chaman farfelu, un chasseur de prime, un mercenaire sanguinaire…

Une fois de plus, la Bakélite va limer, souder, torturer, détourner des objets pour nous conduire dans un road trip déjanté.

Road movie – Recherches

Dans ce spectacle, nous chercherons tout particulièrement à recréer des atmosphères, des environnements, invitant ainsi le spectateur à ressentir lui-même des sensations telles que les brûlures du soleil, les effets d’une soif extrême, le délire, la perte de connaissance, le plongeon dans des rêves presque chamaniques, la sensation d’être au beau milieu d’un désert aride avec une gourde presque vide. La mort n’est jamais loin, les squelettes blanchis des buffles le rappellent, et les vautours affamés guettent.

Nous travaillerons à détourner des objets qui produisent de la chaleur, tel que des plaques chauffantes, un four transformé en castelet brûlant et toutes sortes de sources lumineuses éblouissantes. Nous reproduirons des phénomènes propres aux régions arides comme les mirages, l’évaporation de l’eau, la transpiration, les tempête de sable. Nous pourrons également observer en direct les transformations créées sous l’effet de la chaleur (objet qui fond, qui roussit, qui se liquéfie…)

Les déplacements et le mouvement seront également au coeur de nos recherches. Nous inventerons des procédés, des trouvailles pour modifier le point de vue du spectateur en lui donnant par exemple l’impression d’être en mouvement (scénographie intégrée dans l’espace gradin, éclairage du public se balançant au rythme du train, vibration, bande son…). Sur le plateau, par le biais des objets et des bidouilles originales, nous jouerons sur le rapport d’échelle, comme au cinéma, en proposant au public de passer d’un plan serré à un plan large, en utilisant le travelling, en imitant le procédé de la caméra embarquée…

La musique, élément constitutif, nous permettra de donner un caractère électrique au spectacle en proposant une création musicale originale envoutantes, psychédélique, voir agressive à ce road trip. Ce sera aussi l’occasion de démonter quelques guitares électriques et s’essayer au circuit bending pour des créations originales en direct.

Distribution

  • Mise en scène, jeu et bidouilles : Olivier Rannou
  • Scénario : Achille Grimaud
  • Lumière, bidouilles, régie : Alan Floc’h
  • Lumière, bidouilles et circuit bending : Pascal Pellan
  • Musique : Erwan Coutant

Rencontre avec le public lundi 15 février à 18h30

Le CRéAM vous invite à rencontrer l’équipe artistique pour parler de ce projet de création et partager un apéritif.

Accessible à tous en entrée libre dans la limite des places disponibles

A l’école Colleville, impasse de l’Hôtel de Ville (derrière la mairie) à Dives-sur-Mer

Partenaires

  • Co-production Le Quai des Arts – Argentan, dans le cadre des Relais Culturels Régionaux (61) / Le Strapontin, Scène de territoire Arts de la parole – Pont-Scorff (56) / CRéAM – Dives-sur-Mer (14)
  • En cours Scène Nationale de Bayonne (64) La Mégisserie, scène conventionnée de Saint-Junien (87) / Bords de scène – Vitry-le-François (51) / Centre Culturel Athéna, Scène de territoire marionnette et théâtre d’objets – Auray (56) / Théâtre de Poche, Scène de territoire pour le théâtre – Hédé (35)
  • Avec le soutien de Ville de Rennes, Rennes Métropole et la Ville d’Orgères, dispositif Scènes Partagées / Compagnie Tro-Héol – Quemeneven (56) / Dispositif de résidence PadLoba et la compagnie Lob – Angers (49) / Maison des Jeunes et de la Culture – Pacé (35) / Lillico, Scène de territoire pour l’enfance et la jeunesse – Rennes (35)

 

Contact Compagnie

Compagnie Bakélite – 17 rue de Brest – 35 000 Rennes

www.compagnie-bakelite.fr

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