« Landru » Yoann Pencolé (Rennes)

Un spectacle-procés pour acteurs et marionnettes

  • Théâtre d’acteurs, d’ombres, muppets, marionnettes à gaine et théâtre de papier

Création au Bouffou théâtre à la Coque à Hennebont le 4 octobre 2016

Le spectacle sera présenté lors du festival RéciDives 2017 à Dives-sur-Mer

Le porteur du projet

Acteur marionnettiste diplômé de l’ESNAM (Ecole Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières) en 2008, Yoann Pencolé participe dès sa sortie au projet Clown et Objet Capharnaüm dirigé par Alain Gautré. En parallèle, il crée 7 Péchés avec Pierre Tual, un projet de marionnette et théâtre d’objet minimaliste et tout terrain qui s’invite dans différents lieux insolites et dans quelques théâtres. En 2009, il participe à une création de Grégoire Cailles du TJP de Strasbourg intitulé La petite Odyssée. Il rencontre sur ce projet Yeung Faï, maître de marionnette à gaine chinoise qui lui proposera de participer à sa première création en qualité d’assistant et de manipulateur. Hand Stories voit le jour en janvier 2011. Ce spectacle sans parole jouera un peu partout en France et à l’étranger. Yoann interviendra avec Yeung Faï à l’ESNAM pour transmettre la technique de la gaine chinoise auprès de la 9ème promotion (2011-2014). En 2013 il crée un deuxième spectacle avec Yeung Faï intitulé Blue Jeans. Il travaille actuellement sur une petite forme d’objet intitulée Rio-Paris avec Pierre Tual. Landru est sa première mise en scène.

Le projet

Henri Désiré Landru (1869-1922)
Il est considéré comme l’un des plus grand criminel français du XXème siècle car il aurait tué 11 personnes entre 1915 et 1919. Il est condamné à la peine de mort et guillotiné en 1922. A ce jour, les corps de ses prétendues victimes n’ont toujours pas été retrouvés.

Le mythe Landru
Henri Désiré Landru, par la violence et la démesure de ses crimes présumés, l’ampleur de son procès dans une période de perte de repères (La guerre 1914-18, l’après-guerre immédiat) et le fait qu’aucune preuve tangible n’ait jamais été découverte est un mystère qui érige au statut de légende celui qu’on a souvent considéré comme le premier criminel moderne français.
L’inspecteur Belin, en charge de l’affaire et de l’enquête dira que Landru s’est condamné lui-même « par sa manie de tout écrire dans son carnet et de garder tous les objets de ses victimes ». Il sera donc guillotiné le 25 février 1922 sans que l’on n’ait trouvé le moindre cadavre de ses prétendues victimes. Ce matin là, il refusera de se confesser et de prendre le verre et la dernière cigarette du condamné car « c’est mauvais pour la santé ». Il partira sans rien avouer, répondant même à son avocat qui lui demandait la vérité au pied de la faucheuse : « cela maître, c’est mon petit bagage… ».
Cet homme, grand séducteur durant ces années de guerre, était un merveilleux orateur. Tout au long des 3 semaines de son procès, il se montrera doué d’une grande éloquence et ne manquera pas de répondre avec beaucoup d’ironie aux accusations de ses détracteurs ce qui provoquera souvent les rires de toute l’assemblée….
A ce procès hors norme, la bonne société se presse. Les vedettes du tout Paris d’après-guerre viennent assister à ce feuilleton-spectacle sordide qui réserve toujours son lot de coups d’éclat et de surprises.
Comparé à Don Juan ou à Barbe Bleue, considéré tantôt comme un monstre tantôt comme un bouc émissaire, pour certains coupable à coup sûr, pour d’autres peut-être innocent : Landru est resté jusqu’à ce jour un mystère, un mythe, une légende !

Intention

« L’idée de départ est de revivre l’enquête et de jouer le procès de Landru aujourd’hui. Le théâtre deviendra un tribunal d’assises : au plateau, les magistrats et l’accusé. Dans la salle, le public (dans son ensemble ou en partie) formera l’assemblée des jurés.
En m’appuyant sur les faits réels et les propos d’ archives, j’essayerai de montrer Landru sous toutes ses facettes. Celle du bon père de famille nombreuse, celle du monstrueux meurtrier en série, celle de l’amant épicurien, celle du fugitif dans un pays en guerre, celle de la victime et enfin celle du Bouc émissaire.
Pour aborder cette affaire, je m’inspirerai des mythes et des contes que cette histoire vraie convoque : Barbe Bleue bien sûr mais aussi Don Juan, Docteur Jekyll et Mister Hide, les Mille et une nuits (avec Fernande Segret, son amante qu’il n’a jamais fait disparaître)…
Autour de cette affaire et de cette enquête sans précédent, il y a cette monstrueuse et traumatisante guerre de 14. Elle sera traitée en toile de fond de l’affaire. Il est certain que si Landru a plongé dans cette barbarie pour faire survivre sa famille, c’est aussi parce que cette guerre a détruit tous repères et que le chaos a laissé place
à la folie.
En 1921, Le procès de Landru attire le tout Paris. On se bouscule pour venir voir “le procès du siècle” avec l’envie de comprendre bien sûr mais aussi de voir le monstre en cage, et d’étancher sa soif de détails macabres. Celui qui aurait découpé ses victimes avant de les rôtir pour les faire disparaître attire et même séduit!
Ce voyeurisme outrancier et malsain, que nous retrouvons de nos jours dans certains programmes TV, je souhaite l’utiliser pour traiter l’affaire Landru aujourd’hui.
Dans ce sens, pour rendre compte de la folie de cette époque d’après guerre, j’aimerais me servir du jeu du Bouffon dans le jeu des acteurs. Ainsi, certains personnages (l’avocat général, le maréchal d’armée, certains témoins), par leurs sarcasmes et leur cynisme,
apporteront la démesure inhérente à cette folle affaire du siècle! »

« Quand vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, même improbable, doit être la vérité. » Sherlock Holmes

Rencontre avec le public le mercredi 11 mai à 18h30

Le CRéAM vous invite à rencontrer l’équipe artistique pour parler de ce projet de création et partager un apéritif.

Accessible à tous en entrée libre dans la limite des places disponibles

Au CRéAM, avenue Albert 1er à Dives-sur-Mer

Distribution

Mise en scène, écriture, construction des marionnettes, jeu et manipulation : Yoann Pencolé
Ecriture et collaboration à la mise en scène : Pauline Thimonnier
Jeu et manipulation : Fanny Bouffort
Création musicale et manipulation au plateau : Pierre Bernert
Construction des marionnettes : Antonin Lebrun
Création lumière : Fabien Bossard
Scénographie : Maité Martin

Partenaires

Yoann Pencolé est artiste associé à la Compagnie Zusvex.
Il sera artiste compagnon au Bouffou Théâtre à la Coque en 2016.

Coproduction: 
Le Bouffou Théâtre à la Coque-CDAM Bretagne.Hennebont (56) / Le Passage, scène conventionnée de Fécamp.(76) / L’Intervalle, Centre culturel de Noyal sur Vilaine.(35) / Théâtre des Marionnettes de Genève(Suisse Romande)

Soutiens : 
L’Echalier de St Agil avec le soutien de la DRAC Centre / Au Bout du Plongeoir, Plateforme artistique de création-Thorigné-Fouillard (35) / Les Fabriques-Laboratoire(s) artistique(s)-Nantes (44) / Odradek- Pôle régional de création et developpement pour les arts de la marionnette-CDAM Midi-Pyrénées- Toulouse (31) / Le Tas de Sable-Chés Panses Vertes-Pôle des Arts de la marionnette-CDAM Picardie.Amiens (80) / CRéAM-Centre Régional des Arts de la Marionnette-Dives-sur-Mer (14)

Remerciements : 
Le Théâtre du Cercle à Rennes (35) / Le Volume- centre culturel de Vern sur Seiche (35)

Contact Compagnie

Production déléguée Cie Zusvex
yoannpencole@yahoo.fr

 

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