PARCOURS FENETRE SUR COURTS

Un mini parcours pour voir 2 spectacles courts

Les géométries du dialogue #1

 

Cie Juscomama (69)

Jeu de variations cubiques pour deux comédiennes
Face à nous, deux personnages à la tête au carré se lancent dans un échange animé. L’image et le geste remplacent la parole et donnent à voir, dans un jeu de variations drolatiques et absurdes, mille facettes du dialogue et des relations humaines.
Ils portent des boîtes noires sur la tête qu’ils habillent de traits et d’expressions. Ce principe de jeu masqué leur offre la possibilité de se dessiner une palette de portraits et plus largement d’animer divers dialogues en usant de systèmes variés tels que dessins à la craie, matières ajoutées, dessins aimantés, changements d’échelle, anamorphoses et autres principes d’illustration et d’illusion. Leurs cameras obscuras, projeteuses d’images, deviennent alors de véritables « bancs-titres” du cinéma d’animation, c’est à dire l’endroit où s’anime la matière image par image.
« De quelle manière communiquer autrement que par la parole ? Que racontent nos gestes ? Quel est le pouvoir du langage non verbal ? Que cachent les milliers d’expressions qui nous animent ? Les boîtes noires portées par les personnages racontent autant nos multiplicités et nos différentes facettes, que nos egos absurdes, ceux-là mêmes qui enferment et génèrent des masques sociaux.

Dans une ère où les interfaces ont conquis notre quotidien où le geste de faire défiler les images sur nos smartphones est devenu commun. Comment ce zapping dont nous semblons avoir le contrôle influence-t-il l’idée d’une identité en morphing constant ? Interrogeons-nous sur cette mouvance des réseaux invisibles que nous développons jour après jour, ces vanités modernes que sont ces miroirs « selfie » ; sur la manière dont ces technologies impactent sur nos identités et nos relations à l’image, à soi et à l’autre. Ce spectacle ouvre plusieurs lectures, il revêt une dimension ludique et métaphysique, simple et complexe, drôle et tragique, à l’image des géométries variables de notre condition. »

DISTRIBUTION

  • Conception et interprétation : Justine Macadoux et Coralie Maniez
  • Création son : Antoine Aubry

LA COMPAGNIE

Formée en sculpture aux arts appliqués (Olivier de Serres, Paris), Justine Macadoux se dirige, par le biais du clown et du mime, vers la marionnette. Elle suit la formation de l’ESNAM de Charleville Mézières (8ème promotion) et travaille depuis comme interprète (avec Jean-Pierre Larroche, Alice Laloy, Renaud Herbin, Claire Dancoisne) et construit également avec le collectif Mazette ! (pour Alice Laloy, Sylvain Maurice, Simon Delattre).
Venant des domaines du masque, de la marionnette et de la scénographie, Coralie Maniez intervient depuis 2008 en tant que peintre sculpteur aux ateliers décor de la MC 93 de Bobigny (pour l’Opéra de Pékin, le magicien Abdul Alafrez, le violoniste Amy Flammer). Elle construit des marionnettes et accessoires (pour la Cie Philippe Genty, Cie Bouche à Bouche, Le collectif Mazette !) et travaille parallèlement comme interprète marionnettiste (avec Cécile Vitrant, Alan Payon, Ghislaine Laglantine).

SOUTIENS

  • TJP, CDN de Strasbourg ; la BatYsse à Pélussin ; l’Espace Périphérique, Paris ; le Bateau des Fous – un lieu de la Compagnie StultiferaNavis

Ce spectacle est accueilli sur le festival RéciDives avec le soutien de  

LES +

La Cie Juscomama présente aussi la forme courte Les géométries du dialogue #2 sur le festival, vendredi 14 à 11h30 + 15h + 16h30. En savoir +

La Cie sera en résidence au CRéAM du 16 au 27 octobre 2017 afin de travailler sur la forme longue de ce spectacle et animera un stage tout public les 13 et 14 octobre.

 

La petite conférence manipulée

 

Lucile Beaune, Cie Index (75)

Pièce pour une comédienne et beaucoup de marionnettes

Méconnues, les marionnettes existent pourtant depuis la nuit des temps et sont présentes aux quatre coins de la planète. Pour contrer cette désinformation générale, une experte s’engage à expliquer en compagnie de ses invités la véritable nature des pantins, gaines, muppets et autres kokoschkas.

« Après ma formation à l’Ecole Nationale Supérieure de la Marionnette de Charleville Mézières, j’ai ressenti le besoin de redéfinir ce que représentait cet art pour moi, afin de le servir au mieux. C’est ainsi que j’ai imaginé la naissance d’une petite conférence, menée par une experte en marionnette, personnage que j’interprète. Cette experte tente d’expliquer au public ce que représentent pour elle les arts de la marionnette, à une époque où cet art s’hybride, se métisse et ne représente plus simplement les petites effigies traditionnelles qui constituent son histoire mais un champ bien plus vaste et encore méconnu du grand public. » Lucile Beaune

DISTRIBUTION

  • Création, interprétation et construction des marionnettes : Lucile Beaune
  • Regard extérieur : Marion Chobert

LA COMPAGNIE

Diplômée de l’ESNAM (école supérieure nationale des arts de la marionnette) en 2014. Elle crée à la Minoterie (Dijon) « La petite conférence manipulée », solo pour une comédienne et de nombreuses marionnettes en décembre 2014. Elle bénéficie pour ce spectacle d’un compagnonnage auprès du Théâtre aux Mains Nues (Paris).

SOUTIENS

  • Théâtre aux Mains Nues, Paris

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